chez-robert espace d'art

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chez robert hors les murs été 2016

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chez-robert ouvre un nouveau chapitre avec une exposition estivale à Migennes
exposition réalisée avec « canal satellite » du 9 juillet au 3 septembre 2016.
(les images des oeuvres seront publiées en septembre)
artistes:
Béatrice Duport
Marion Robin
Nicolas Muller
Matthieu Martin
Laurent Lacotte
Simon Nicaise

 

>>> Présentation de l'exposition

chez-robert espace d’art’ a été créé en 2007, trente-six expositions ont été organisées dans cette galerie expérimentale. En 2014, le FRAC Franche-Comté a consacré une exposition à ce projet et édité une publication.

Ce fut la fin d’un cycle mais non l’épilogue de cette aventure. Lors de ces années riches en rencontres, échanges et collaborations, des liens se sont créés, un réseau s’est tissé. Il s’agit maintenant de poursuivre, écrire d’autres épisodes, expérimenter d’autres possibles dans des formats différents.

Cette exposition “chez-robert hors les murs” à Migennes amorce un nouveau cycle et, dans un même mouvement, boucle un cercle. C’est en effet dans ce même lieu, neuf ans plus tôt, qu’a été montée l’exposition inaugurale de “chez-robert” avec Patrice Ferrase comme artiste invité. Ce lieu est porteur de cette histoire mais aussi de beaucoup d’autres; c’est un lieu vivant, un atelier d’artiste, un espace de production. Sa situation géographique n’est pas banale, un ancien bâtiment du Comptoir Général de Navigation enchâssé entre des voies de chemin de fer et le canal de Bourgogne. Entrelacs de réseaux, télescopage de temporalités, grondement des trains et calme du canal, tous ces composants en font un terrain fertile pour imaginer une aire de prospection, un carrefour de questionnements et de création.

Ce biotope est à la fois passionnant et complexe. Mettre à l’épreuve leurs facultés d’adaptation et de rebonds fut l’un des postulats qui a guidé le choix de ces six artistes sélectionnés. Ils ont en commun l’attention portée au contexte et la capacité à régénérer leur production en fonction des situations proposées.

L’essentiel des pièces produites lors de cette exposition sont des oeuvres contextuelles. Elles sont, pour une part d’entre elles, réalisées sur place avec les moyens techniques de l’atelier, l’aide logistique et les appuis locaux de Canal Satellite.

La géographie du lieu, les voies de chemin de fer, le flux du canal sont matière à création pour Béatrice Duport qui aime à questionner les notions de territoire et de frontière, d’identité et de culture. La sculpture “Est-ce le sens qui s’éloigne ?” résulte d’empreintes en creux d’un rail de chemin de fer. Le choix de cette forme bleue en négatif matérialise le vide et syncrétise les voies ferrées et fluviales. On retrouve ces flux et cette énergie dans la photographie “Silence assourdissant” accrochée au plus près du fil de l’eau, en écho à la pièce au sol.

Dans l’axe de ces rails le regard bute sur deux points d’impact qui semblent flotter dans une grande feuille blanche. En fait, leur écartement correspond aux deux butoirs que l’on trouve sur les trains et leur matière est la trace de la graisse qui les recouvre. Pour réaliser ces deux empreintes, Matthieu Martin a utilisé des composants de proximité, à savoir une locomotive et un wagon.

Toujours en lien avec l’environnement, Matthieu a amarré “Blues” en vis-à-vis de l’atelier. Ce voilier au mat transmué en lampadaire urbain est l’indice parfait, il peut se voir comme une entrée en matière au regard de l’ensemble.

Autre type de déplacement avec Marion Robin qui métamorphose le fauteuil Rietveld, un classique du design, en une chaise longue installée sur la terrasse face au canal. Mais elle n’est pas restée sur ce balcon, elle a aussi tissé des liens avec la ville et précisément son marché couvert. Photographiant image par image une frise qui court le long du bâtiment elle en a créé une animation, circulation métaphorique, circulation formelle avec le geste d’animer un élément figé et de lui donner une nouvelle vie.

Une lecture sémiotique, non dénuée d’humour et de poésie est en jeu avec les propositions de Laurent Lacotte. Lui aussi a arpenté la ville. Au hasard de son parcours, il a trouvé une cage à oiseau dans une poubelle puis l’a déplacée dans un quartier délibérément choisi. L’image obtenue procède d’un télescopage, d’un changement d’échelle mais surtout d’un parti-pris, d’un angle de vue qui va au delà de la séduction. Quant à “Dog Pantone”, c’est une pièce incongrue au premier regard mais qui est d’une polysémie stimulante. Elle englobe un large éventail de lectures possibles depuis le geste du grapheur, la parodie, le document, le protocole en passant par le readymade et la peinture animalière.

Avec Nicolas H Muller, le contexte de l’atelier devient le contenu. Pour ce projet il s’est imposé de travailler dans le lieu donné et dans un temps donné avec les matériaux disponibles sur place. Il propose des boucles, des tautologies souvent surprenantes. Sol relevé, néon trouvé pour une pièce qui ouvre sur l’infini, stalactites de métal qui résultent de la découpe de leur propre socle, contrepoids qui contrebalance sa propre image, tous ces dispositifs reconsidèrent avec bonheur le système de production et de perception des oeuvres.

Les histoires passées et à venir ont aussi inspiré Simon Nicaise qui met en espace un touret en bois avec une bougie de plusieurs centaines de mètres de long. Cette métaphore de la flamme éternelle résonne particulièrement dans ce contexte avec l’énergie déployée dans ce projet, avec la part irréductible de la création, avec cette histoire en train de se construire.

mdlx/michel delacroix

chez robert la galerie

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>>> Présentation de la galerie

« En 2007, Michel Delacroix conçoit un dispositif qui se veut une galerie aux dimensions réduites, sous la forme d’un objet de 60 × 60 cm de côté. Il donnera à cet archétype de la galerie contemporaine un nom intriguant: chez-robert. L’artiste n’utilisera jamais cet espace pour montrer son propre travail. En revanche, pendant sept années, tel un galeriste, il y programmera 36 expositions monographiques ou collectives en invitant des artistes à présenter des productions spécifiques auxquelles le public ne pourra accéder que par son site internet http://www.chez-robert.com. Si l’économie de moyens préside à cette proposition, elle fonctionne en tout point comme une galerie réelle, l’artiste faisant la promotion des expositions qui sont annoncées via des communiqués de presse, cartons d’invitation, des newsletters numériques…
Cette proposition singulière et généreuse, où le jeu est manifeste, n’est pas le signe d’une interruption dans le travail d’un artiste qui aurait souhaité se mettre à distance ou faire une pause en endossant le costume du galeriste. Elle constitue bien au contraire l’un des aspects de son travail, le prolongement de sa démarche visant à questionner les modes de monstration des œuvres contemporaines comme le monde de l’art et ses institutions, fût-ce ici par mimétisme. En cela, Michel Delacroix s’inscrit dans une mouvance, celle des artistes-commissaires, tel Bertrand Lavier qui présentait en 1984 à la Kunsthalle de Berne
une exposition intitulée «La peinture des Martin, de 1603 à 1984» pour critiquer la vision parfois partiale de l’art par les institutions muséales. »
Sylvie Zavatta

(extrait du préambule de l’ouvrage « chez-robert » publié par le FRAC Franche-Comté)

chez robert collection

Fort logiquement en questionnant les dispositifs d’exposition et le marché de l’art surgit l’idée de la collection. La galerie initiale “chez-robert” trace un périmètre, un paysage tautologique, une approche à la fois distanciée et impliquée, sérieuse et potache. Les pièces que j’ai commencé à réunir résultent d’un processus similaire. Cette collection est amenée à évoluer, à s’élargir avec cohérence. L’idée aussi est de la faire voyager, de la donner à voir, de la faire vivre…

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A Kassen
door #4
Glass, wood, metal 30x30x150cm. 2012
Une ancienne porte vitrée sert à construire la vitrine,
à l’intérieur les éléments non utilisés de cette même porte.

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Nicolas Muller "Statement"
polaroid «place Marie- Louise» dans une marie- louise,
30 x 30 cm, 2009

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Vincent Carlier
branche RC
bois, résine polyester, dispositif électronique

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Jennifer Boe
Sales Receipt, 2013
Embroidery on linen
65 x 40 cm this piece documents the purchase
of the materials used to make the piece itself

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Ivan Fayard
Not Holding My Breath
Artist’s breath on acrylic MDF
40 x 35 cm - 2010

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François Mazabraud
«Calibri»
onze silencieux d’armes à feu filetés au même diamètre
dimension variable - 2011

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Tineke Bruijnzeels
"Ouvert"
pot en terre cuite
14 x 25 x 14 cm - 2011

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Julien Berthier
"pavé préhensile"
«Le pavé préhensile, c’est penser
la révolution sous l’angle technique plutôt qu’idéologique.
C’est l’optimisation d’une arme archaïque et disponible
dans l’attente du discours unificateur qui justifierait leur usage.
A moins que l’effet massant du contact de la pierre longuement polie
au creux de la paume n’annihile toute colère»

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Jean Dupuy
"Galet + ou -"
pierres et gouache sur bois,
gouache et graphite sur papier
11 x 15 x 4 cm, 40 x 30 cm - 2006/2009

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Stephanie Lefebvre
"Débouchage de tête"
Impressions numériques sous diasek. 2011

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Vincent Carlier
"carbone pur"
Dessins au graphite sur papier, verre gravé, 65 x 50 cm.
Le graphite et le diamant sont les deux formes stables d’un même élément, le carbone.
Ce dessin représente la structure moléculaire du graphite dessinée avec du graphite,
associée à la structure moléculaire du diamant dessinée au diamant

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Simon Nicaise
sans titre. 2011 Coquillage, micro et ampli Combinaison de deux caisses de résonance, l’une archaïque, l’autre technologique.
Un ampli relié à son micro diffuse le son provenant de l’intérieur du coquillage. Le bruit sourd laisse à penser que celui-ci pourrait
diffuser le bruit de la mer, réminiscence et volonté presque enfantine de faire vivre une vraie fausse croyance.

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Simon Nicaise
(50+(8ln(x)x6,5) 13n) / ((V5+7yn) = O2
wall drawing, compas à verge de menuisier - 2011

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Patrice Ferrasse
"ampoule"
Câble électrique et prise, poule taxidermisée et ampoule.
2009

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Faycal Baghriche
"Imperfection" - 2010
Feutre sur verre encadré Verre récupéré dans l’atelier d’un encadreur. La marque indique un défaut de fabrication.
Faycal Baghriche a fait encadrer, par ce même encadreur, cette plaque de verre rejetée.

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Fabien Souche
"Renoir"
Acrylique sur reproduction encadrée, plaque, clous et lettres dorées
35,5 x 30,7 x 4,5 cm - 2010

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Hugo Bregeau
dessin sur papier
80 x 122 cm. 2009
Représentation graphique des ventes des dessins de Picasso
sur la période mars 2007 - avril 2008

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Elodie Huet
"permanent vacation"
Confettis. 110 x 80 cm 2010 / 2013
Les confettis sont préalablement triés par couleur
puis ré-agencés minutieusement sur la découpe initiale
afin de recomposer de grands monochromes.